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L'étude des oligo-élémentsIl faudra attendre 1897 pour que l'expérimentation fondamentale de Gabriel Bertrand sur des souris démontre à l'évidence le rôle primordial des métaux présents dans les tissus vivants à l’état de trace.
L’utilisation des oligo-éléments telle qu’on la pratique aujourd’hui repose essentiellement sur le travail du Dr Jacques Ménétrier. C’est au cours de son internat à l’hôpital Tenon que le Dr Jean Ulysse Sutter lui parla de ses formidables résultats obtenus avec le Cuivre, le Manganèse, le Cobalt ou le Zinc sur les états arthritiques ou tuberculeux. Il décida d’approfondir cette découverte à l’institut Pasteur, puis fonda son propre Centre de Recherche Biologique.
S’il était logique de penser que l’efficacité des oligo-éléments s’expliquait par le comblement de la carence en Cuivre, Manganèse, Cobalt ou Zinc, il s’avéra dans la pratique que les tuberculeux ne souffraient pas tous de carences en ces mêmes oligo-éléments. Après plusieurs années de recherche, une explication survint. L’action bénéfique provoquée par les oligo-éléments était due à une action de catalyse, celle qui permet à une substance d’accomplir une réaction chimique qui sans elle n’existerait pas. La seule présence du métal permet le déclenchement de la réaction adéquate. Dans l’évolution de sa pratique, le Dr Ménétrier prescrira une gamme d’oligo-éléments de plus en plus vaste et des dosages de plus en plus bas.
Le Dr Ménétrier crée la médecine des fonctions, qui est une méthode d’utilisation des oligo-éléments qui ne s'attaque pas aux symptômes, mais aux causes des dysfonctionnements organiques. L’individu possède un terrain de susceptibilité aux maladies qu’il classe en Diathèses. « Comment la médecine explique-t-elle qu'à l'intérieur d'une même espèce, certains individus sont victimes d’agressions microbiennes, alors que d'autres sont épargnés ? » Les oligo-éléments sont la réponse car ils rendent le terrain de chacun plus fort.
Les différentes formes d'oligo-élémentsLe terme « oligo-élément» (du grec oligos : petit) revient à Gabriel Bertrand qui en donnait la définition suivante : « élément trouvé en petite proportion mais de manière constante à l’analyse chimique des organismes vivants ».
Les besoins en oligo-éléments varient du millième au millionième de gramme, ce qui est la dose adéquate pour réaliser leur action catalytique. Ceci les distingue fondamentalement des sels minéraux dont les besoins quotidiens s’approchent du gramme.
Les oligo-éléments se présentent généralement sous forme de :
- Sels de métaux : ces produits contiennent d’autres éléments que le métal. Ce sont des composés chimiques (chlorures, gluconates, sulfates, pidolates...) associant au métal un non-métal et qui va modifier l’activité de celui-ci. L’organisme doit d'abord réussir à dissocier le composé pour que le métal soit libéré et que se produise l'action spécifique.
Les propriétés de chaque sels étant différentes, il y a une énorme confusion à attribuer à un sel le même rôle que le métal seul. Remplaceriez-vous votre sel de table (Chlorure de Sodium) par du Cyanure de Sodium ?
Lorsqu’un composé métallique est lié par une liaison forte, le métal est emprisonné. Il perd ainsi la faculté de se libérer facilement pour agir ; on dit qu’il est chélaté.
- Colloïdes : ce sont des agrégats plus ou moins volumineux de métaux ou de composés métalliques en suspension dans un liquide. Ils sont obtenus chimiquement ou par arc électrique. Il existe un faible pourcentage d'ions autour des groupements de métal.
Certains composés étant fortement dosés, l’appellation d‘oligo-éléments est alors impropre car ils ne répondent pas à la définition du terme.
Plus la taille des colloïdes est grande, plus la fatigue occasionnée pour les dissocier est importante.
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